Thoughts on Canada 150 / Réflexions sur le 150e du Canada

Texte français ci-dessous

Leading up to Canada Day this year, we’ve seen festivities and events, patriotism and participation. And for good reason! Canada’s 150th birthday is a time to show pride in our country and our people, and to be grateful for the incredible diversity of cultures and backgrounds that populate the mosaic of Canada.

Boys and Girls Clubs have been an important part of Canadian history for 117 years. We are lucky to live in a strong, vibrant country that supports the development of organizations like ours and helps ensure that children and youth have places where they can explore, develop, and take advantage of all the opportunities life offers them.

But we must also reflect on the national issues that make our work so vital. Poverty, crime, inequity, discrimination—the list of issues facing our children and youth has only become more complex. There is more work to be done.

An important part of that work is acknowledging that many Indigenous communities are struggling. We have made strides, but for many Canada’s 150-year legacy is a painful reminder and nothing short of a celebration of colonial rule.

This is compounded by a steep learning curve. For many of us, myself included, residential schools and cultural genocide were not taught in our history classes. It is only in recent years, and because of the important work done by residential school survivors and the Truth & Reconciliation Commission, that we have started understanding the truth of our shared history.

And yet, as complicated as the sesquicentennial may be, there are reasons to celebrate. With the truth of our history now a part of mainstream conversations, and with the TRC laying out concrete calls-to-action, we are in a place where we can actively work towards reconciliation in a meaningful way.

The injustices acknowledged by the TRC manifest as social challenges that many of our Clubs grapple with every day. To be successful, we must learn and understand, confront our own roles in perpetuating colonization, and provide support for Indigenous communities through a common, shared approach.

In a recent interview on CBC’s Metro Morning, Roberta Jamieson, CEO of Indspire, used an expression that I find illuminating—“work differently together.” She argues that Canada 150 presents an opportunity to listen, to collaborate, and to find new ways to work together with Indigenous communities to rebuild this nation.

At Boys and Girls Clubs, our partnership with the 4Rs Youth Movement is an important step in the right direction. Our Youth Leading Reconciliation programs engage young people in cross-cultural dialogue, help Indigenous youth develop new skills, leadership capabilities, and self-confidence, and teach non-Indigenous youth our difficult history.

When I recently visited our Club in Saddle Lake Cree Nation, Alberta, I was reminded that in many Indigenous cultures, decisions are made based on the impact they may have seven generations from now. This is a way to understand and respect that our actions today will have repercussions, but it is also a roadmap to building a strong and resilient future. Considering that a generation is roughly 20 years, Canada is now just over seven generations old, and we still feel the impact of decisions made by the founding fathers at Confederation.

In our Clubs, let us take action and make decisions that not only benefit the children and youth we serve today, but for the next seven generations.

You can get involved by reviewing the TRC’s calls-to-action related to the work that we do, like #66: “Establish multiyear funding for community-based youth organizations to deliver programs on reconciliation, and establish a national network to share information and best practices.” Click here to see all the calls-to-action, and click here to see a list of useful resources. You can also follow this link to see how you can get involved with the 4Rs movement.


Cette année, nous avons assisté, dans les jours précédant la Fête du Canada, à de nombreuses manifestations et réjouissances, démonstrations de patriotisme et d’intérêt. À juste titre! Le 150e  anniversaire du Canada est l’occasion d’exprimer la fierté d’un pays et d’un peuple et de rendre hommage à la multitude de cultures qui en font une mosaïque vivante.

Les Repaires jeunesse du Canada font partie du paysage national depuis 117 ans. Félicitons-nous de vivre dans un pays fort et dynamique qui favorise l’éclosion d’organisations telles que la nôtre et qui nous permet de veiller à ce que nos enfants et nos jeunes aient à leur portée des espaces à explorer, des lieux où s’épanouir et l’occasion de profiter de ce que la vie peut offrir.

Mais que cela ne nous empêche pas de nous pencher sur les raisons qui rendent notre organisation indispensable au Canada. Pauvreté, criminalité, inégalités, discrimination : autant de problèmes complexes auxquels sont confrontés nos enfants et nos jeunes. C’est dire que nous avons du pain sur la planche.

Nous devons toutefois commencer par reconnaître les difficultés auxquelles sont en butte de nombreuses communautés Autochtones. S’il est vrai que nous avons fait du chemin, il n’en reste pas moins que pour beaucoup ce 150e anniversaire est un rappel douloureux, voire, la glorification du pouvoir colonial.

À ce constat, s’ajoute une triste réalité qu’on ne peut plus ignorer. Tout comme nombre d’entre vous, je n’ai jamais rien appris sur les pensionnats et le génocide culturel dans les manuels d’histoire. C’est seulement au cours des dernières années, notamment grâce au travail remarquable des survivants des écoles résidentielles et de la Commission de vérité et réconciliation, que nous avons commencé à saisir toute la vérité sur notre histoire commune.

Pourtant, aussi délicat que puisse être ce cent-cinquantième anniversaire, il y a tout de même de bonnes raisons de se réjouir. Une fois levé le voile de secret qui entourait notre histoire et grâce aux appels concrets à l’action lancés par la CVR, nous avons désormais les moyens de nous engager résolument sur la voie de la réconciliation.

Les injustices constatées par la CVR s’expriment dans les défis que nos Repaires jeunesse (RJ) relèvent au quotidien. Pour réussir, il faut apprendre, comprendre, s’interroger sur notre participation à la pérennisation de la colonisation et aider les communautés Autochtones par le biais d’une approche commune et partagée.

Dans une entrevue accordée il y a peu de temps à l’émission Metro Morning de CBC, Roberta Jamieson, P.-D.G. d’Indspire, s’est servie d’une expression que je trouve judicieuse : « travailler différemment ensemble ». Pour elle, cet anniversaire est l’occasion d’écouter, de collaborer et d’imaginer une nouvelle façon de travailler avec les communautés Autochtones pour rebâtir cette nation.

Les Repaires jeunesse du Canada considèrent que leur partenariat avec le Mouvement jeunesse 4Rs représente un pas important dans la bonne direction. Nos programmes Jeunes pour la réconciliation favorisent le dialogue interculturel entre les jeunes, aide les jeunes Autochtones à acquérir des habilités et des compétences en leadership et à prendre de l’assurance tout en permettant aux jeunes qui ne sont pas issus des communautés Autochtones à mieux connaître notre histoire commune et compliquée.

Au cours d’une récente visite au RJ de la nation crie de Saddle Lake en Alberta, on m’a rappelé que toute décision que prennent nombre de cultures Autochtones tient compte de ses répercussions potentielles sept générations plus tard. Il s’agit bien sûr de prendre conscience de ce que nos décisions ont des effets à long terme; mais c’est aussi le moyen d’assurer un avenir prospère. Quand on y pense, une génération c’est une période de 20 ans environ. Tout bien calculé, le Canada n’est donc vieux que de sept générations et nous n’avons pas fini de ressentir les effets des décisions des Pères de la Confédération.

Ainsi j’invite les Repaires jeunesse à prendre des mesures et des résolutions qui ne servent pas que les enfants et les jeunes d’aujourd’hui, mais aussi ceux qui verront le jour dans sept générations.

Vous pouvez vous impliquer en relisant les appels à l’action de la CVR qui ont un lien avec nos activités, comme l’appel n⁰ 66 : « établir un financement pluriannuel destiné aux organisations communautaires œuvrant auprès des jeunes pour leur permettre d’offrir des programmes sur la réconciliation, et (…) mettre en place un réseau national de mise en commun de renseignements et de pratiques exemplaires ». Cliquez ici pour prendre connaissance des appels à l’action et cliquez ici pour découvrir une liste de ressources utiles. Enfin, en suivant ce lien vous en apprendrez plus sur le Mouvement jeunesse 4R.

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